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jeudi 12 septembre 2013

Les classes conditionnelles en HTML


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Les cancres du Web, Internet Explorer 6, 7 et parfois 8, nous mènent souvent la vie dure. Même quand on s’abaisse à leur niveau, il leur arrive de ne pas comprendre, ou d’y mettre de la mauvaise volonté.
La solution classique (comprendre: à l’ancienne) est d’utiliser des hacks CSS. Ces derniers sont déconseillés car peu fiables; en effet, on ne sait jamais à l’avance quels seront les navigateurs sur le marché dans deux ou cinq ans, et comment ils comprendront ou pas nos hacks CSS. Une deuxième solution, conseillée par Microsoft et Alsacréations (que du beau monde :)), est d’utiliser les commentaires conditionnels.
Nous allons voir dans cet article que l’utilisation habituelle des commentaires conditionnels a quelques inconvénients, et proposer une technique qui combine plusieurs avantages : les classes conditionnelles.

Le problème des commentaires conditionnels

Les commentaires conditionnels se présentent comme des instructions dotées d’une condition (if) et qui peuvent se placer à n’importe quel endroit du document (X)HTML.

<!--[if IE]>
<link rel="stylesheet" href="styles-ie.css" media="screen"> <![endif]-->
 
Il s’agit d’un mécanisme propre à Internet Explorer Windows, né avec la version IE5, et qui permet d’inclure dans une page HTML, de manière valide, une portion de code qui ne sera lue et interprétée que par IE, ou par l’une ou l’autre de ses versions.
Pour information, Internet Explorer 10 ne reconnaît plus les commentaires conditionnels, il ne peut donc plus être ciblé de cette manière.
Dans notre quête de compatibilité maximale sur le navigateur de Microsoft, nous allons principalement nous servir de ce mécanisme pour faire un lien vers une feuille de styles corrective dédiée. Cette seconde feuille CSS, chargée à la suite du fichier de styles principal, aura pour but d’écraser et de rectifier au cas par cas les règles générales mal reconnues par IE, comme le montre l'illustration ci-dessous :


[![Texte alternatif:!:commentaires conditionnels]!]
 
 


Cependant, dans la pratique, une feuille de style corrective pour Internet Explorer ne suffira pas. Vous serez souvent amenés à produire une feuille CSS spécifique à IE6 et 7, ainsi qu'une autre pour IE8. Ou pire : une feuille différente pour chacune des trois versions !
Au final, vous jonglerez avec au minimum trois feuilles de styles CSS :


[![Texte alternatif:!:commentaires conditionnels 2]!]

Non seulement, nous avons à gérer plusieurs fichiers différents, mais nous ne pourrions toujours pas cibler les trois versions IE6 et IE7 et IE8 à la fois sans ajouter une nouvelle condition et feuille CSS supplémentaire.
En 2008, le développeur américain  Paul Irish s’est penché sur le mécanisme des commentaires conditionnels et en a listé ces quelques désagréments :
  • Les navigateurs anciens tels que IE6, IE7 et IE8 doivent charger plusieurs fichiers CSS au lieu d’un. Ces requêtes HTTP supplémentaires, ont un impact sur la vitesse d’affichage des pages.
  • Certains correctifs CSS s’appliquent à toutes les versions des navigateurs (IE6, IE7, IE8). Il faudra les écrire une fois dans chaque fichier de correctifs.
  • A chaque modification opérée sur styles.css, il faudra vérifier dans chacune des feuilles de correctifs CSS s’il n’y a pas également des changements à répercuter. La maintenance et l’évolution des styles CSS deviennent difficiles.
  • L'emploi de commentaires conditionnels peut causer des problèmes pour les téléchargements parallèles.
L’argument des baisses de performances est non négligeable sur les versions IE6 et IE7, car il s’agit justement de navigateurs vieillots nécessitant des optimisations constantes et nombreuses en vue de ne pas handicaper leurs temps de calcul et d’affichage.

Une alternative ? Les classes conditionnelles

La solution proposée par Paul Irish a été initialement de créer un nom de classe spécifique à l’élément <body>, via un commentaire conditionnel et sans nécessiter d’appel vers une feuille de styles. Je préfère néanmoins l’appliquer directement à l’élément <html>, plus logique et plus souple à manipuler.
Voici une version optimisée de classe conditionnelle :


<!--[if lte IE 7]> <html class="ie67 ie678" lang="fr"> <![endif]-->
<!--[if IE 8]> <html class="ie8 ie678" lang="fr"> <![endif]-->
<!--[if gt IE 8]><!--> <html lang="fr"> <!--<![endif]-->
 
 
Vous pouvez voir cette classe conditionnelle en action sur le site ici
Le principe et les explications sont simples :
  • sur les versions inférieures ou égales à Internet Explorer 7, le corps du document s’écrira
                <html class="ie7 ie67 ie678" lang="fr"> ;
  • sur IE8, ce sera       <html class="ie8 ie678" lang="fr"> ;
  • sur tous les autres navigateurs (IE9+ et le reste du monde), il s’agira simplement de           <html lang="fr">.
Il devient alors aisé d’appliquer une règle spécifique à IE6 et IE7 :

#kiwi { /* Pour tout le monde */  
  display: inline-block;  
}
.ie67 #kiwi { /* Pour IE6 et IE7 */  
  display: inline;
  zoom: 1;
}
Et pour appliquer des styles à la fois sur IE6, IE7 et IE8 :

#kiwi { /* Pour tout le monde */  
  font-size: 1.2rem;  
}
.ie678 #kiwi { /* Pour IE6, IE7 et IE8 */  
  font-size: 20px; 
}
Bien que la syntaxe demeure un tantinet rebutante et qu'un ajout de codes HTML soit nécessaire, cette méthode commence à faire son chemin parmi les développeurs web aguerris (elle figure même dans le gabarit par défaut proposé par HTML5boilerplate car ses avantages sont séduisants :
  • Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle est parfaitement valide W3C / HTML et reconnue par tous les navigateurs,
  • On cible en toute simplicité les versions d'Internet Explorer souhaitées avec .ie7, .ie8, .oldie par exemple,
  • Pas de multiplication des requêtes, et des fichiers externes à vérifier et maintenir.
Et vous, que pensez-vous de cette technique ? L'utilisez-vous déjà en production ?

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Qu'est-ce que les hacks CSS ?



Web HostingTous les navigateurs, selon leur ancienneté ou leur degré de conformité aux standards, n'ont pas un support équivalent vis à vis des propriétés CSS : certains reconnaissent les dernières nouveautés en CSS2, d'autres non. Certains présentent des bugs d'interprétation, etc.
Un hack est une technique pour contourner un problème d'interprétation et permettre à un navigateur défectueux d'aboutir à nos fins, soit en détournant une propriété de son usage, soit en utilisant des codes supplémentaires pour pallier aux manques.
Cisailles
Ce genre de "bidouille", est-il nécessaire de le dire, est bien évidemment déconseillée. Il est préférable dans tous les cas, quitte à remanier sa mise en page, d'éviter toutes techniques de contournement.
Le principal avantage d'avoir des standards du web, est justement d'éviter d'avoir "une version Internet Explorer", "une version Opera", et ainsi de suite. Le but est de ne plus avoir à développer pour chaque navigateur en particulier, ce qui est une aberration.
Un autre gros problème des hacks, est qu'ils reposent sur une déficience d'une version de navigateur qui peut être corrigée du jour au lendemain. Depuis 2003, Microsoft appelle d'ailleurs à l'arrêt des hacks au profit des commentaires conditionnels, cependant ceux-ci vont disparaître à long terme dans les versions modernes d'Internet Explorer.


 
 

Les commentaires conditionnels pour Internet Explorer

 

 
 


Web HostingLes commentaires conditionnels sont un mécanisme propre à Internet Explorer Windows, qui permettent d'inclure dans une page (X)HTML, de manière valide, du code qui ne sera lu et interprété que par Internet Explorer, ou par l'une ou l'autre de ses versions.
Techniquement, il s'agit de simples commentaires HTML, qui seront compris comme tels par la plupart des navigateurs. Cependant, le contenu de ces commentaires a une syntaxe spéciale, qui permet à Internet Explorer de savoir s'il doit interpréter le contenu du commentaire ou bien l'ignorer.
Les commentaires conditionnels sont compris par Internet Explorer depuis la version 5.0 mais sont officiellement abandonnés à partir d'Internet Explorer 10.

Syntaxe de base

L'exemple le plus simple de commentaire conditionnel est le suivant:

<!--[if IE]>
  Ici votre code HTML réservé à IE.
<![endif]-->
 
Rappel: un commentaire conditionnel ne peut être inséré que dans un document (X)HTML, et ne peut contenir que des instructions (X)HTML et non CSS.
Exemple d'utilisation:

<!--[if IE]>
    <link type="text/css" rel="stylesheet" href="styles-ie.css" />
<![endif]-->

Viser une version ou un éventail de versions

Les commentaires conditionnels ne se limitent bien entendu pas à l'appel d'une feuille de styles, et peuvent être utilisés n'importe où dans un document (X)HTML.
Pour réserver du code HTML à une ou plusieurs versions spécifiques d'IE, ce code devient:

<!--[if comparaison IE version]>
    Code lu par les versions d'Internet Explorer visées.
<![endif]-->
 
La comparaison peut être:
  • = (pas de mot-clé);
  • > (mot-clé gt pour «greater than»);
  • ≥ (mot-clé gte pour «greater than equal»);
  • < (mot-clé lt pour «less than»);
  • ≤ (mot-clé lte pour «less than equal»).
Voici une série d'exemples commentés, peut-être plus parlants:

<!--[if gte IE 6]> pour IE 6.0 et version plus récentes <![endif]-->

<!--[if IE 5.0]> pour IE 5.0 <![endif]-->

<!--[if IE 5.5000]> pour IE 5.5 <![endif]-->

<!--[if IE 6]> pour IE 6.0 <![endif]-->

<!--[if IE 7]> pour IE 7.0 <![endif]-->

<!--[if IE 8]> pour IE 8.0 <![endif]-->

<!--[if IE 9]> pour IE 9.0 <![endif]-->

<!--[if gte IE 7]> pour IE 7 et supérieur <![endif]-->

<!--[if lt IE 7]> pour IE inférieur à IE 7 <![endif]-->

<!--[if lte IE 6]> pour IE 5.0, IE 5.5 et IE 6.0 mais pas IE7.0 et plus <![endif]-->

<!--[if (lt IE 6)|(IE 8)]> pour IE inférieur à IE 6.0 ou si IE 8 <![endif]-->

<!--[if (gt IE 5)&(lt IE 7)]> pour IE supérieur à IE 5.0 et inférieur à IE 7 <![endif]-->

<!--[if !IE]><!--> si ce n'est pas IE <!--<![endif]-->
 
Attention: l'installation de plusieurs versions d'Internet Explorer en parallèle sur un même système peut poser un problème: dans certains cas, toutes les versions d'IE interprèteront les commentaires conditionnels comme si elles étaient la version d'IE la plus récente parmi celles installées.
 
Multiple IE proposé par Tredosoft ne présente heureusement pas ce problème, pas plus qu'IE Tester En cas de problème avec ces outils ou d'autres outils équivalents, on pourra aussi tester avec des versions natives d'Internet Explorer, sur d'autres postes de travail ou dans des machines virtuelles.


 

Les standards du Web : aucune contre-indication !

 
 




Contre-indication !

Les langages du web (HTML, XHTML, XML, CSS,...) reposent sur des normes et des standards. Les organisations de normalisation, comme le W3C (World Wide Web Consortium), créent un consensus à travers ces groupes et ces experts pour maintenir et développer des principes architecturaux cohérents. Utiliser une norme permet la compatibilité du langage, de bénéficier des dernières innovations mais aussi de s'assurer de la pérennité des documents dans le futur.
 

HTML, CSS, et les autres langages de conception web ont pour la plupart un point commun : ce sont des standards, certes toujours en évolution, qui sont nécessaires pour assurer le caractère universel de la navigation sur la toile.

La compatibilité

W3C
Suivre les recommandations (c'est-à-dire les spécifications) permet non-seulement qu'un site soit multi-compatible, mais surtout qu'il le reste dans le futur ! En effet, utiliser du code approximatif et des balises dépréciées, obsolètes ou propriétaires est risqué. Car ces balises ne sont plus prises en charge dans les normes actuelles du langage HTML telles qu'elles sont définies par le W3C. Elles ne sont plus mises à jour et ne sont plus "sous garantie".
Cela signifie que bien qu'elles fonctionnent encore correctement sur les navigateurs anciens et actuels, et que le résultat soit tout à fait compatible aujourd'hui, rien n'assure leur bon fonctionnement dans les années à venir et elles risquent de ne plus être compatibles selon l'évolution des prochains navigateurs.
De grandes sociétés très influentes composent le W3C (comme Microsoft, Apple, Google, Opera, etc), donc on peut raisonnablement penser que l'évolution vers une normalisation n'est pas une utopie, pour peu que l'ensemble des participants se mettent d'accord sur les sujets de fond.

L'accessibilité

Dans la vie de tous les jours, en travaux publics, il y a des normes de constructions, de taille, d'espaces à respecter,... de cette manière chaque lieu public est accessible à toute la population, y compris les handicapés.
C'est grâce à ces normes que l'accessibilité est facilitée dans la vie de tous les jours : places de parking, accès réservés, toilettes, accès spéciaux aux lieux publics... La prise en compte du handicap est devenu une évidence dans tous les cahiers de charges des travaux publics ou en architecture. Il en est de même sur le web.
Aux débuts du web, ces normes n'existaient pas ou étaient floues, ce qui ne rendaient pas la vie facile à tous (un peu comme les vieux navigateurs dinosaures). N'avons nous pas bien fait d'établir des normes, même si les anciens bâtiments, désuets, ont dû être reconstruits et mis aux normes ?
L'agence fédérale américaine pour le handicap considère que l'obligation d'accessibilité aux lieux publics s'applique aussi à tous les sites Web. Rappelons que la Section 508 oblige déjà les sites gouvernementaux (ainsi que ceux qui sont financés en partie par le gouvernement, dont les fournisseurs du gouvernement) à être accessible.

Ce que permettent les Standards

  • Ils n'empêchent pas d'avoir un site original, joli, dynamique, bien développé et avec du contenu.
  • Ils permettent une visite sur toute plateforme (unix, win,...), tous navigateurs et tout support actuels et futurs respectant les normes (Palm, Wap, télévision, domotique...). Un document XHTML peut donc être véhiculé par de multiples outils et plus seulement un écran d'ordinateur.
  • L'accessibilité aux divers handicaps (visuels, moteurs, auditifs, ...) a été intégrée dans un nombre important de normes, grâce aux notions de sémantique, la fameuse "grammaire" du langage (très chère aux moteurs de recherche comme Google par exemple)
  • Ils permettent de visiter le site avec des dinosaures comme NN4 ou des lecteurs brailles ou texte (Lynx pour Unix), puisque la structure est préservée.
  • Ils produisent un allègement du code et accélération des pages : le code XHTML strict est léger du fait de sa séparation en feuilles de styles. La feuille de style étant placée en mémoire sur l'ordinateur (cache), la vitesse d'affichage des pages s'en trouve grandement améliorée. Il en découle une économie du code et de la bande passante
  • Ils facilitent la maintenance et la mise à jour car tout le design est séparé sur une seule page (cf le célèbre CSS Zen Garden auquel on peut appliquer des centaines de designs différents en un clic de souris)
  • Ils facilitent la lecture du code car chaque balise doit être utilisée à bon escient, sans superflu, et que toute mise en forme est séparée du code (fini les multiples tableaux imbriqués, les colspan, rowspan et les spacer.gif partout !)
  • Ils font économiser de l'argent à une entreprise pour toutes les principales raisons déjà évoquées : allègement du code, de la bande passante nécessaire, facilitation de la mise à jour, facilitation d'une refonte graphique complète,...
  • Ils sont tout aussi facile et rapide à apprendre qu'une soupe de tags. Le XHTML repose sur le HTML (il ne lui rajoute rien mais lui retire certaines balises et attributs) ni plus, ni moins. La grande différence du XHTML avec son jumeau HTML est que sa syntaxe ne souffre d'aucune souplesse... alors autant apprendre directement à faire les choses proprement. HTML5 poursuit en ce sens car il comprend également la forme d'écriture XHTML.

Optimisation des pré-chargements avec prefetch, dns-prefetch et prerender


Les navigateurs rivalisent d'ingéniosité pour diminuer le temps de chargement des pages, ou du moins le faire ressentir à l'utilisateur. Quelques tentatives de pré-chargement automatique furent réalisées dans le passé, sans toutefois rencontrer un succès immédiat. En effet, effectuer une requête nécessite de "deviner" par avance quelles pages seront les plus pertinentes à pré-charger, avec plus ou moins de justesse et de risques :
  • cela consomme de la bande passante - peut-être inutilement si le visiteur décide de ne pas continuer sa navigation dans le sens de l'anticipation
  • cela consomme des ressources locales (mémoire vive, disque dur, etc)
  • cela peut fausser les statistiques du serveur si elles n'ignorent pas ces requêtes
Désormais, des moteurs de navigateurs courants tels que Firefox, Internet Explorer 9/10/11+ et Chrome peuvent exploiter les directives de la balise <link> et de l'attribut rel (relation) avec certains mots-clés pour pré-charger des URLs précises, que ce soit du code HTML, CSS, JavaScript, images, etc.
Ces techniques sont à utiliser avec une extrême précaution. Mal employées, elles peuvent vous causer plus de tort que de bien et gêner vos utilisateurs (voir les différents cas évoqués précédemment).

Prefetch

Une relation prefetch va déclencher le pré-chargement du fichier mentionné par le lien (attribut href), afin de le placer en cache.
Cette instruction figure dans la spécification côté WhatWG (Links) et W3C (HTML5 Links). Elle est supportée par Mozilla Firefox, Chrome et IE9+.
<link rel="prefetch" href="http://www.mondomaine.com/autre_page.html">
<link rel="prefetch" href="http://www.mondomaine.com/autre_feuille_de_styles.css">
On ne peut pas spécifier d'adresse globale de répertoire, de caractère joker (*), de fichier à télécharger/enregistrer, ou d'autre protocole que http/https. Ne passons pas à côté des choses simples.
Il faut se servir de cette directive avec parcimonie pour ne pas pénaliser la bande passante du visiteur (qui est peut-être sur du bas-débit/mobile) et du serveur. De toute manière, les navigateurs imposent des limites ; par exemple Internet Explorer 11 ne tolère que 10 ressources pré-chargées.

Quand utiliser prefetch ?

Lorsque la navigation logique de l'utilisateur a toutes les chances d'aboutir sur un lien précis, par exemple :
  • Lorsqu'il consulte une suite de pages (présentation, slideshow, slides, résultats de recherche paginés...) et qu'il y a une forte probabilité qu'il passe à la suivante.
  • Pour anticiper des images ou des feuilles de styles qui auront toutes les chances de s'afficher sur les pages principales du site, ou de l'application web.

Tests et vérifications

Comment distinguer une requête envoyée au serveur pour un pré-chargement d'une consultation réelle ? Le navigateur peut le signaler avec un en-tête HTTP supplémentaire. Par exemple Firefox envoie X-moz: prefetch, qui pourra se retrouver avec PHP dans $_SERVER['HTTP_X_MOZ'] mais ceci peut évoluer au cours du temps et n'est pas standardisé.
Tous les bons outils de développement (Firebug, F12, etc) pourront afficher les requêtes partant vers le serveur.
La spécification précise également que l'on peut placer cette relation avec les éléments <link>, <a> et <area>.

Dns-prefetch

Dans ce cas, le pré-chargement sera en réalité une requête DNS menée par anticipation, pour résoudre un nom de domaine en adresse IP, sans attendre de le rencontrer dans le code source de la page ou d'une page suivante. Ces requêtes peuvent parfois nécessiter quelques dizaines de millisecondes, et il y en a d'autant plus qu'un document fait appel à des ressources issues de domaines variés.
Note : Cette instruction n'est pas encore standardisée. Elle est reconnue par Mozilla Firefox, Google Chrome et IE10+.
<link rel="dns-prefetch" href="http://www.autredomaine.com/">
Ou sans protocole :
<link rel="dns-prefetch" href="//www.autredomaine.com/">
Si l'on sait par avance que www.mondomaine.com fera ultérieurement appel à des pages, images, CSS, JavaScript de www.autredomaine.com, ou de cdn.mondomaine.com, il pourra être utile de tenter de prédire ce comportement et de gagner du temps sur les requêtes DNS qui seront nécessaires pour convertir ces différents domaines ou sous-domaines en adresses IP (entre 50 et 250 ms généralement).
Certains navigateurs - notamment Chrome - utilisent aussi cette fonctionnalité sans vous demander votre avis et sans déclaration explicite dans un code HTML ; par exemple selon l'historique de l'utilisateur (les 10 derniers domaines visités avant fermeture) et/ou par diviniation de ce qu'il va taper dans la barre d'adresse. Pour voir quelques statistiques DNS sur ce moteur, consultez la page chrome://dns/

Prerender

Le pré-rendu de document va passer la main au moteur d'interprétation pour mettre en cache (mémoire) par avance une page afin de l'afficher quasiment instantanément si le visiteur y accède en ayant déjà un "rendu graphique".
Note : Cette instruction n'est pas encore standardisée. Elle est reconnue par Google Chrome et IE11+.
<link rel="prerender" href="http://www.mondomaine.com/autre_page.html">


 
Dans ce cas de figure, l'API PageVisibility pourra être utile pour se renseigner sur l'état précis du rendu de la page avec la propriété document.visibilityState (alors égale à prerender). On peut ajouter dans la valeur de l'attribut rel le mot-clé prefetch pour les navigateurs le supportant mais pas encore prerender



Pour citer un exemple, Internet Explorer 11+ ne pré-calcule qu'une page à la fois. Il agit aussi intelligemment en n'exécutant cette instruction que si le document y faisant appel est au premier plan (onglet actif) et visible. La page de destination est effacée de la mémoire, entre autres :
  • si le visiteur décide de diriger ses clics vers une autre URL
  • s'il n'y accède pas dans un délai de 5 minutes
  • s'il change de fenêtre/onglet actif
  • si l'adresse renvoie une erreur HTTP (famille des 400, 500, etc)
  • si la page destination utilise <audio> ou <video>
On retrouve ces conditions du côté de Google Chrome, qui y ajoutera aussi une annulation en cas de :
  • demande d'identification HTTP ou de page HTTPS
  • création de popup
  • ressources système trop occupées
  • requête AJAX (XMLHttpRequest) avec méthode PUT/POST/DELETE
  • navigation privée
Ce navigateur permet d'examiner l'activité du pre-rendering via la page interne chrome://net-internals/#prerender. Il n'y a (a priori) pas d'en-tête HTTP spécifique envoyé donc pas de possibilité de distinguer un prerender d'une requête classique.
Chrome prerender
Un petit site de test a été mis au point sur ICI   pour détecter l'activation (ou non) de cette fonctionnalité.
Il faut retenir qu'on peut aussi injecter ce type de balise avec JavaScript, de préférence dans la section <head>, c'est alors la dernière présente qui prendra le pas sur les autres.






Hébergement de votre site Internet

Ce tutorial fait le point sur l'hébergement de votre site web. Nous allons voir quel est le principe de l'hébergement, comment ouvrir un compte chez un hébergeur et comment transférer les fichiers par FTP. 
 
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Hébergement web

Après avoir conçu les premières pages de votre site, il est temps de les rendre disponibles au monde entier en les hébergeant sur un serveur web, afin que tout un chacun puisse y accéder en saisissant une adresse (de type http://www...) dans son navigateur.
Un serveur web est un ordinateur performant, la plupart du temps dépourvu d'écran pour gain de place, et dévolu à sa tâche principale : l'hébergement. On fait appel à un hébergeur professionnel dans l'immense majorité des situations car héberger son site sur son propre ordinateur impose de bonnes connaissances dans l'administration de serveur, une très bonne connexion internet sous peine d'être saturé par le nombre de visites (pour peu que vote site prenne de l'importance) et une bonne sécurité pour protéger ses données.
Principe de l'hébergement et schéma
Faire appel à un hébergeur professionnel permet donc de bénéficier d'une bonne disponibilité du site (en général le serveur d'hébergement est monitoré 24h/24h pour prévenir les pannes et alimenté par un groupe électrogène), d'une grande rapidité de connexion, et d'une meilleure sécurité contre de potentielles attaques. De plus, celui-ci permet d'utiliser des langages évolués tels que PHP, ASP, Perl, Python ou encore des bases de données (MySQL, MariaDB, SQL Server...) et de prendre en charge la gestion des adresses e-mail relatives à un nom de domaine.
Deux protocoles (au moins) entrent en jeu : La publication des fichiers par FTP (File Transfer Protocol), puis lors de la visite leur téléchargement par le navigateur via HTTP (HyperText Transfer Protocol).

Choix de l'hébergeur

Il existe deux grandes familles d'hébergement que nous allons décrire avec les comparatifs de 1&1, un des plus grands hébergeurs que nous recommandons pour sa compétitivité. Plusieurs offres vous sont proposées, à vous de choisir celle qui correspond le mieux à vos besoins, en terme d'espace disque, de trafic et de fonctionnalités.

Hébergement mutualisé

Avec l'hébergement mutualisé : vous partagez les ressources d'un même serveur avec plusieurs autres clients
Avantages : faible coût, rapide à mettre en place.
Inconvénients : si le site d'un autre client mobilise les ressources du serveur (bande passante, processeur, mémoire) cela se fera au détriment des autres sites hébergés, dont le vôtre.
1&1 Internet FR

Hébergement dédié

Avec l'hébergement dédié : un serveur entier vous est réservé.
Avantages : grand espace disque, très rapide, vous ne dépendez pas d'autres clients.
Inconvénients : un peu plus coûteux, nécessite des connaissances plus avancées.
Serveurs dédiés 1&1
Dans notre tutoriel, nous avons choisi la plateforme d'hébergement 1&1, mais sachez qu'il existe de multiples solutions d'hébergement, répondant chacune à des besoins ou budgets différents :
Nous allons prendre l'exemple d'un pack pour lequel sont proposés un grand espace disque, de nombreuses adresses mail, PHP, plusieurs bases de données MySQL et des noms de domaines (ce qui est très appréciable). Nous allons donc y associer un nom de domaine :

Nom de domaine

Il convient également de choisir un nom de domaine pour votre site. Chez 1&1 les noms de domaine sont souvent gratuits dans les packs d’hébergement, ce qui est une bonne chose. Vous pouvez tester en direct la disponibilité de celui-ci :
Dans notre exemple, nous testons avec jaimeleskiwis, et celui-ci est disponible ;)
 
Réservation de nom de domaine
On clique ensuite sur Continuer pour terminer la réservation tout simplement.

Récapitulatif

Après votre inscription auprès de l'hébergeur, vous recevrez (entre autres) les informations suivantes :
  • l'adresse du serveur FTP auquel se connecter
  • un login (identifiant)
  • un mot de passe
  • une adresse de consultation publique, de type http://www.hebergeur.net/votre-site/ ou le nom de domaine que vous aurez réservé précédemment http://www.votre-domaine.com/

Transfert des fichiers par FTP

Le FTP est un protocole dédié aux transferts de fichiers (envoi et réception), vous permettant grâce à un client FTP (un programme installé sur votre ordinateur) de vous connecter à la partie du disque dur qui vous est réservée chez votre hébergeur. Cette méthode décrit la connexion avec FileZilla sous Windows (gratuit et en français) mais vous pouvez appliquer ces réglages à tout autre programme.

Se connecter à son compte FTP avec FileZilla

  1. Téléchargez tout d'abord FileZilla sur SourceForge.
  2. Double-cliquez sur son icône pour lancer son installation, un message de bienvenue s'affiche. Choisissez la langue d'installation (français) puis cliquez sur Suivant à toutes les étapes du processus d'installation ou sur Installer si le téléchargement de la documentation française vous est proposé.
  3. Une fois l'installation achevée, une icône FileZilla sera présente dans votre menu Démarrer. Cliquez dessus pour lancer FileZilla. Capture d'écran
  4. Si la langue affichée par défaut est l'anglais, ouvrez le menu Edit, Settings... et sélectionnez Language dans la colonne de gauche. Vous pourrez alors choisir dans la liste des langues le français. Cliquez sur OK pour valider les changements.
  5. Voici l'interface telle qu'elle se présente par défaut : Capture d'écran
    L'écran est divisé plusieurs parties :
    (1) en haut, la barre de connexion rapide
    (2) à gauche, le contenu de votre disque dur
    (3) à droite le listing de ce que contient votre compte FTP pour l'hébergement de votre site internet
    (4) un historique des messages pour les diagnostics d'erreur
    (5) les transferts en cours
  6. Pour vous connecter, entrez les informations suivantes dans la barre de connexion rapide (1) :
    Capture d'écran
    • Adresse : indiquer le serveur ftp
    • Utilisateur : entrez votre login reçu par e-mail
    • Mot de passe : entrez votre mot de passe
    Puis cliquez sur Connexion Rapide
  7. Une fois connecté, il sera possible de copier des fichiers depuis votre disque dur vers votre site : il suffit simplement de les selectionner dans la colonne de gauche et de les déplacer vers celle de droite.
  8. Vous pourrez voir le résultat sur votre site en vous rendant à son adresse avec votre navigateur web.
Conservez toujours une copie de votre site sur votre disque dur par mesure de sécurité.

Comment mémoriser mon login et mon mot de passe ?

  1. Lancez FileZilla, cliquez sur le gestionnaire de connexions Capture d'écran
  2. Cliquez sur le bouton Nouveau site et attribuez lui un nom à votre convenance
  3. Dans Hôte : indiquez l'adresse du serveur FTP
  4. Type de serveur : FTP
  5. Type d'authentification : Normal
  6. Utilisateur : entrez votre login reçu par e-mail
  7. Mot de passe : entrez votre mot de passe
  8. Cliquez sur le bouton Connexion. Au prochain lancement de FileZilla, il vous suffira de cliquer à nouveau sur l'icône du gestionnaire de connexions pour retrouver les paramètres que vous venez d'entrer et vous connecter en un seul clic.
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lundi 9 septembre 2013

Créer un site internet attractif et le rendre attirant et agréable

 


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Comment créer un site internet attractif
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Rendre son site internet attirant et agréable:
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